Ana Clavel

Ana Clavel est née au Mexique en 1961. Elle a fait des études de lettres à la Universidad Autónoma de México (UNAM). Romancière et nouvelliste, elle traite principalement du corps et du désir. Deux de ses romans ont déjà été publiés en France, Les Violettes sont les fleurs du désir (éditions Métailié, 2009) pour lequel elle a obtenu le prix Juan Rulfo 2005 décerné par Radio France Internationale, et Le dessinateur d’ombres (Anne Carrière, 2013, apporté par Christophe Lucquin). Les nymphes sourient aussi parfois a obtenu le prix Elena Poniatowska 2013.

Entretien

Comment as-tu connu la maison ?
Je l’ai connue quand Christophe Lucquin m’a parlée de son projet de lancer une maison d’édition qui prendrait le risque de publier des textes de qualités.

C’est quoi l’amour pour toi ?
Une métaphore vivante.

Que penses-tu de la mort ?
Une métaphore nécessaire, quand elle n’est pas forcée.

Qu’est-ce que tu aimes faire dans la vie ?
Lire sans interruption face à la mer.

Crois-tu en l’homme ?
Malgré tout…

Qu’est-ce qui te fait le plus peur ?
Vivre dans le Mexique d’aujourd’hui.

Que penses-tu de la France ?
C’est le pays d’écrivains qui m’ont toujours bercée : Proust, Barthes, Valéry…

L’écrivain peut-il écrire tout ce qu’il veut ?
Oui… Encore faut-il qu’il soit publié.

L’écriture, une thérapie ?
Jamais. Plutôt l’unique moyen de survie.

Quelque chose que tu dirais au lecteur ?
« Vous qui entrez ici, laissez toute complaisance… »

Plutôt radicale ou modérée ?
Je n’envisage jamais les extrêmes.