Bonnes fêtes à tous !

Depuis octobre 2013, j'ai publié dix-sept livres, j'ai connu deux diffuseurs, un mauvais, un meilleur, enfin je passe les raisons qui pourraient mettre le second dans la même catégorie que le premier, car cela n'est pas dû à la structure en elle-même, en fait, on s'en fiche des détails puisque bientôt la maison entamera une collaboration avec un troisième diffuseur et que celui-là sera, sûrement, bien entendu, le meilleur. La maison va de l'avant, et devant, tout est toujours plus clair, forcément. Ce n'est pas retour vers l'enfer, mais bien en avant pour de grandes aventures. Néanmoins, je pense quand même à ces grandes aventures qu'auraient pu être - qu'auraient dû être - certains livres publiés entre octobre 2013 et aujourd'hui. Il est clair que beaucoup d'entre eux méritent beaucoup plus que ce qu'ils ont à peine eu, mais je n'oublie pas non plus le combat difficile que je dois mener en tant que petit éditeur indépendant - désolé de sortir ce "petit éditeur indépendant", mais en France, c'est incontournable quand on veut se situer dans la bonne catégorie, et surtout quand on est petit (petit, vraiment petit, petit tout seul ou petit pour de faux, enfin petit mais aidé par un grand) et qu'on peine à décoller, qu'on peine à être vu et qu'on est repéré, quand même, par quelques-uns, amateurs de livres, de littérature un peu différente et qui pourrait, si elle avait plus de visibilité faire plus que ce qu'elle a connu entre octobre 2013 et aujourd'hui. Mon combat n'a rien de mauvais puisqu'il est relativement noble, même si relativement superflu si l'on en juge mon activité : publier des livres, c'est-à-dire faire vivre des textes qui selon moi doivent exister sous forme de livres pour être proposés au plus grand nombre (c'est là que ça pêche), donc rassurer leurs auteurs qui eux aussi espèrent que leurs écrits n'ont pas été écrits pour rien, sans quoi ils ne les auraient pas écrits. Voilà au moins un point positif de mon action : pendant quelques instants, je suis à l'origine du bonheur d'un auteur quand il apprend que j'ai aimé son texte et que je veux le publier, car par la suite, à cause de ce que j'ai évoqué plus haut, de ma trop petite visibilité due à ma trop petite force de frappe, due à mes diffusions passées beaucoup trop imparfaites et à mon ambition d'être un acteur du monde éditorial peut-être trop utopique (j'aimerais que mes livres soient lus ! Mes auteurs seraient heureux au lieu de finir par bouder et penser que je n'ai pas assez fait et moi d'avoir les épaules lourdes, si lourdes que mes nuits se transforment parfois en enfer), un petit point positif de mon action, donc. Car quand même, c'est un peu positif, non ? Et ces textes qui n'ont pas percé, parce que je suis trop petit et que j'ai eu des soucis de petits, que j'ai été à plusieurs reprises au bord de l'abîme, méritaient d'exister, témoins et acteurs du combat que je menais, même si j'aurais parfois tant aimé que leurs auteurs n'oublient pas que l'éditeur et l'auteur sont dans le même bateau, qu'un éditeur comme moi ne mérite pas forcément d'être autant culpabilisé, car il n'a malheureusement pas les rênes, il essaie simplement de s'accrocher à ces monstres emballés qui écrasent tout sur leur passage, avec ses petites griffes, en attendant d'avoir une belle monture. Ça viendra, ou pas, pourtant j'ai l'impression que tout cela a du sens, je suis têtu, mais pas pour rien, autrement il n'y aurait pas eu certains petits succès, il n'y aurait pas eu marques d'intérêt, petites reconnaissances, et cette diffusion nouvelle qui approche. Avril 2016 sera une renaissance, et j'essaierai de continuer à essayer de prouver que je ne suis pas là pour rien, que je ne suis pas que le petit éditeur qui n'aurait pas la taille d'un vrai éditeur - a écrit un méchant quelqu'un il y a quelque temps, ont pu penser des vilains qui pensent en raccourci, qui oublient qu'avant de parler, il faut avoir une certaine humanité, et c'est quand on a une humanité qu'on est capable d'appréhender les choses, la vie, les soucis du monde, au lieu de sortir idiotement que le Lucquin il nous emmerde avec ses jérémiades - peu importe ces frustrés du sentiment, il faut aller de l'avant et continuer la quête de la sincérité.

Christophe Lucquin Éditeur ne laisse parler que son cœur. Il ne tombe pas dans les grands discours un peu creux, plutôt inutiles, et carrément ennuyeux.

Christophe Lucquin Éditeur aime le vrai et découvre des textes qui vont droit au cœur, car la littérature est surtout une histoire de passion irraisonnée.

Christophe Lucquin Éditeur est instinctif et passionné. Il s'emporte quelquefois au nom de sa quête effrénée de sincérité. La maison est au centre de Paris, mais elle aime la discrétion, c'est-à-dire qu'elle n'a pas l'habitude de copiner, tout ceci dans une volonté d'indépendance et pour rester libre toujours, du moins s'approcher d'une certaine idée de liberté.

Christophe Lucquin Éditeur est engagé : indépendance, résistance, ouverture et goût pour tout ce qui pétille, les bulles d’émotion, les beaux textes qui vous fichent la boule au ventre, qui vous coupent la respiration, qui vous donnent un frisson et qui vous font vous écrier waouh.

Christophe Lucquin Éditeur, c’est de l’audace, du piquant, de la littérature.

Bonnes fêtes à tous.