Le Pays d'où l'on ne revient jamais - Julien Thèves

On aimerait vous rappeler que le roman de Julien Thèves, LE PAYS D'OÙ L'ON NE REVIENT JAMAIS, est toujours en librairie, et on aimerait qu'il y reste suffisamment longtemps pour vous trouver, parce que quand vous l'aurez entre les mains, que vous l'ouvrirez, vous plongerez dans vos souvenirs, dans les entrailles de l'enfance, et puis vous verrez aussi que ce pays d'où l'on ne revient jamais, c'est le pays d'où l'on ne part jamais, même si l'on s'évertue à essayer de le faire, même si l'on a l'illusion de l'avoir fait.

« Quand je retourne à Hendaye, je suis toujours étonné que le temps soit passé si vite, la ville est immuable, l’appartement d’adolescence aussi, et pourtant la vie nous emporte, nous vieillissons sur les photos accro- chées au mur, ma mère vieillit doucement, on ne se rend pas compte qu’on vieillit, nous le voyons sur les photos. Nous retrouvons nos parents, une fois, deux fois par an, chaque année un peu plus vieux, un peu plus marqués, ils portent encore en eux, pourtant, tous les échos de leur vie.

Leurs souvenirs d’enfance.

Nos souvenirs d’enfance.

Leurs souvenirs de toutes sortes, au travail, avec leurs amis, avec nous les enfants, avec leurs petits-enfants désormais. Ils portent en eux le souvenir de leurs pa- rents, de ce temps si ancien dont ils ont plaisir à parler, à présent – que nous avons plaisir à écouter.

C’est comme si le temps n’existait pas, n’existait plus, c’est comme si les bombes de la deuxième guerre mon- diale, celles de l’ETA et les attentats d’aujourd’hui ne formaient qu’une seule ligne sonore. Comme si leurs parents étaient encore vivants, dans leur tête, à leur parler, à vivre en eux. Ils vivent en nous – nos parents et nos grands-parents. »