Rien n'est crucial

riennestcrucial-t.jpg
riennestcrucial-t.jpg

Rien n'est crucial

21.00

La survie n’est qu’une succession d’opportunités à vivre. Se battre, comme il le fait lui, contre les coups de dent et de couteau, contre le canif et le fil de fer ; ou comme elle le fait elle, contre la tristesse et le manque de surprise, contre l’abandon et ses seins qui poussent, est un ennui pesant pour leurs seules épaules.

Il n’y a ni terre ni capitale précise, plutôt un Mondelaid avec des patelins et des grandes villes où les identités se définissent par leurs contenants : des dames gentilles, des hommes grands, des parents junkies aux crânes rasés. Cependant, nous connaissons deux prénoms : (le sien à elle) Margarita ou Marga ou Magui, mûre et responsable, elle offre son sexe et se sent perdue. Son petit papa n’est pas là. Sa petite maman déprime. (Le sien à lui) Lécumberri, Antonio ou Lécou, crasseux et paumé, se bat bec et ongles pour survivre dans un terrain vague, subsister et résister à la bêtise et à la fadeur. Ils ne se rendent pas compte que, malgré leur paquet de défauts, ils sont l’unique preuve que Mondelaid n’est pas dépourvu d’un peu de tendresse.

À Mondelaid, aucune joie ne dure plus d’un instant, aucun avantage ne dure longtemps, chaque jour s’assombrit invariablement, tout devient noir ; néanmoins, les enfants, n’ayez pas peur, car rien n’est véritablement important, rien ne sert vraiment, rien n’est crucial.

Pablo Gutiérrez nous livre, avec habileté et un nouveau langage, une pureté que nous n’avions jamais lue auparavant.

Avec ce roman, il a reçu le Premio Ojo Crítico en 2010.

La revue britannique Granta le classe parmi les 22 meilleurs jeunes auteurs de langue espagnole.

Quantity:
Add To Cart