Derek Munn

Derek Munn est né en Angleterre en 1956. Il a travaillé sans conviction dans des emplois nombreux et variés, gardant toujours un temps pour l’écriture et la lecture. En 1988 il s’est installé en France et a enseigné l’anglais dans une école de langue à Paris jusqu’en 1994, date à laquelle il a déménagé dans le Sud-Ouest. Sa première nouvelle en français est parue en 2005. Depuis il a publié régulièrement en revue. Son roman Mon cri de Tarzan (Léo Scheer/ Laureli) est sorti en 2012.

Entretien

Comment as-tu connu la maison ?
Facebook. La page d’une libraire.

C’est quoi l’amour pour toi ?
La plus belle, la plus douloureuse contradiction qui soit.

Que penses-tu de la mort ?
L’idée de la mienne me réconforte, c’est comme une bonne bouteille ou un livre de l’auteur préféré gardés en réserve.

Qu’aimes tu faire dans la vie ?
Prendre mon temps.

Si tu pouvais repartir à zéro, que changerais-tu ?
Je ne repartirais pas.

Tu crois en l’Homme ?
Non.

Qu’est-ce qui te motive ?
Je ne sais pas. La colère peut-être, une envie de résister.

Ressens-tu l’ennui ?
Oui.

L’écrivain a-t-il le droit d’écrire ce qu’il veut ?
Oui.

La citation qui te plaît le plus ?
Too late in the wrong rain
They come together whom their love parted :
The windows pour into their heart
And the doors burn in their brain.
(Dylan Thomas, On a wedding anniversary)

L’écriture, une thérapie ?
Non. Plutôt une façon de penser, d’être plus présent et de participer plus activement à ma propre vie.

Plutôt radical ou modéré ?
Je suis comme je suis.

Sentir avant d’interpréter ?
C’est tout un travail.

Te sens-tu parfois malhonnête ?
Tout le temps.

Depuis quand écris-tu en français ?
Depuis 2004. Après de longues hésitations, après avoir longtemps pensé que ce serait impossible.

Et pourquoi la France ?
Le hasard. Une rencontre. Une personne.