Eusebio Ruvalcaba

Eusebio Ruvalcaba est mexicain. Né le 4 septembre 1951 à Guadalajara, il est le fils de la pianiste Carmen Castillo et du violoniste Higinio Ruvalcaba. Mélomane, il aimait à dire qu'écouter de la musique c'était pour lui comme retourner au placenta. En 1977, il reçoit le prix Nacional de Cuento San Luis Potosí. En 1991, son roman Un hilito de sangre remporte le prix littéraire Agustín Yáñez, il sera adapté au cinéma. En 2004, il obtient le prix Internacional de Cuento Charles Buwoski. Narrateur, poète, journaliste et dramaturge, il a à son actif de nombreux écrits. Eusebio Ruvalcaba est mort à Mexico le 7 février 2017.

Entretien

Comment as-tu connu Christophe Lucquin Éditeur ?
Grâce à un recueil de nouvelles mexicaines : Des nouvelles du Mexique.

C’est quoi l’amour pour toi ?
L’unique justification possible pour perdre le temps.

Que penses-tu de la mort ?
Que c’est un commerce en or; excepté pour celui qui meurt.

Qu’aimes-tu faire dans la vie ?
Écouter de la musique, boire et séduire des femmes.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans la vie ?
Écouter de la musique.

Si tu pouvais repartir de zéro, que changerais-tu ? Que ferais-tu ?
Je ne changerais rien. Je ferais de la course automobile.

Tu crois en l’homme ?
Je crois en la douleur humaine.

Qu’est-ce qui te fait le plus peur ?
Que mes enfants tombent malades.

Connais-tu la France ? Qu’en penses-tu ?
Je ne connais pas la France. C’est un pays de grandeur d’esprit.

Que penses-tu de l’Espagne ?
C’est un pays qui perd souvent le nord. Il ne m’attire pas.

Pourquoi et comment as-tu écrit ce recueil ?
J’ai écrit cette compilation de nouvelles en fouillant dans mon expérience d’homme et dans la condition humaine du monde qui m’entoure. Je l’ai écrit parce que si je ne l’avais pas écrit, je serais mort.

L’écrivain a-t-il le droit d’écrire ce qu’il veut ?
Bien entendu.

L’écriture, une thérapie ?
Non. C’est plus que ça.

Sentir avant d’interpréter ?
Que les psychanalystes interprêtent. L’écrivain observe, sent, et écrit des faits.