L'envol des baisers

L’envol des baisers est un recueil de baisers, doux, tendre, cruel. Il est léger et profond.

On rit, on soupire, on se pâme. À travers deux cents petits textes, tantôt poétiques, tantôt pleins d’humour, il recense tous les baisers que l’Homme se donne au cours de la vie.

Baiser de cinéma, amical, baiser évanescent, parfumé, ou furtif. Baiser morsure, baiser mains glacées, passionné, soupirant, supplice, fantôme, en coin, baiser assassin, jaloux, désespéré, orgueilleux, virtuel, ou inassouvi… Il transporte dans des rêveries, des souvenirs de ceux que l’on s’est donné. Il les évoque, du premier au dernier.

L’envol des baisers donne une humeur à chacun, un style singulier, une énigme, une solution. Séparé en quatre saisons, correspondant aux rythmes de la vie, il construit une histoire en pointillé, faite de ressentis, d’humeurs, de sensations, de sensualité.

Livre tourné vers la vie, l’écriture est le résultat d’un travail de maturation, d’une construction lente, pour placer le bon mot au bon moment, créer la frustration et l’assouvissement, le désir, le plaisir, l’addiction. Le grand mot, mais faut-il le nommer ? Il est ici question d’Amour, sous toutes ses vérités.

Il s’agit avant tout de retrouver l’envie de s’embrasser.

Et vous, quel est votre baiser préféré ?


Sortie le 20 juin 2013
224 pages | 10 × 15 cm | 10,00 €
ISBN 978-2-36626-007-6


A propos de l'auteur


 
 

Extraits

Le baiser coquin
Qui promet tout et ne garantit rien. C’est un pousse-au-crime, un malin. Il aiguise les sens et déjà les compromet, titille sans fin avec pour dessein… Lui seul le sait : il est coquin.
Le baiser supplice
Qui gémit, voudrait plus, et ne s’accorde pas le vice. Il est torride, sans répit. Il ose, se consume en gestes déplacés. Il n’ira pas plus loin… si ce n’est dans la durée ! Il ne peut se poursuivre sans dégénérer. Et il dégénère tout de même, licencieux, en boucle, mais chaste, selon un cercle vertueux. Il brûle, nappé de velours, impatient, pointu. Et parce qu’il se hisse au bord du précipice, quand il sort sa griffe, il faut le recommencer sans céder. Et encore.
Le baiser assassin
Qui ne ressent plus rien. Il est froid, absent, mort. Il connaît le mode d’emploi, il s’exécute sans remords. Ni sensation ni émotion et dans son manque d’envie, il ne pense plus qu’à une chose : sa prochaine mission. Mais d’abord, il doit se débarrasser du corps.
Le baiser léger
Doux, à fleur de peau, si délicat que si éphémère qu’il soit, dur est le retour
Le baiser en coin
Qui espère une sensation mouillée. C’est un signal, fort, de proximité qui pourrait déraper. Il s’est installé aux commissures, là où nul ne l’attendait. Avec son air clandestin, il a posé son seing et en même temps une question : était-il intentionnel ? Dans le doute, fonçons !
Le baiser du vampire
Qui naît le long de la jugulaire et regorge de passions. Il ressemble à des larmes de sang qui se perfusent en se tamponnant et dans chaque ondulation les enveloppes de peau tiède font darder leur aiguillon. Il aspire et perce. Il fait deux trous rouges au côté gauche. Et alors que mon énergie s’enfuit, je me laisse dépérir. Le regard qui me voit est le miroir dans lequel je me noie.
Le baiser sur le quai
Qui se composte plusieurs fois dans la douleur. C’est un marqueur, déchirant d’adieu. Il déraille en tirant la larme. Et quand le wagon s’efface sans crier gare, il garde sur la peau le visage qu’il vient de quitter. Puis, la vie reprend son train.
Le baiser impossible
Qui détruirait plus qu’il ne construit. Et pourtant, il est le lien entre des lèvres qui se croisent sans arrêt. Il se cache dans les yeux détournés, les paroles superflues. Il oscille en intensité. Mais il est présent à chaque instant. Il s’érotise à son corps défendant. Il s’excite. Il attend. Il n’a jamais de fin. Fuir ne pourrait l’affranchir puisqu’un jour où l’autre il revient sur notre chemin, insoluble, brûlant.
Le baiser compulsif
Dont on s’excuse, mais on n’a pas pu faire autrement. Il le fallait. Absolument ! Dès l’instant. On n’avait pas le choix. Il était vital. Impératif ! Et c’est comme ça !
Le baiser en sueur
Qui transpire mille odeurs. Il sent la bête racée en pleine excitation, le contrat des fauves en rut et entre leurs babines où se panachent l’eau, le sel et le feu, c’est un baiser acidulé, une pastille de chaleur qui fait saliver.
Le baiser perdu dans l’amour
Qui se parachute dans la valse des vagues, sans détour. Il n’a aucun sens en lui-même, aucune signification. Mais il donne un sens à l’ensemble. C’est une ponctuation !