L'Homme de miel

        « Mon cancer s'écrit myélome et je ne peux m'empêcher de penser « miel homme ». Il me paraît plus doux, du coup, moins agressif. Grâce à lui, je me sens comme un héros Marvel. Je suis l'Homme de miel.  »


         Olivier vit à Sète, dans le sud de la France. Un coup de fatigue et une analyse sanguine plus tard, il apprend qu’il est atteint d’une maladie rare dont l’issue est souvent fatale : le myélome.

        Olivier Martinelli aborde le sujet difficile et craint de la maladie. Mais ce n’est pas un texte pénible, bien au contraire, sa très belle écriture, simple et poétique, et son humour affûté emplissent ces quarante-neuf courts chapitres d’une énergie absolument positive qui prend le lecteur par la main. Le résultat en est un très joli petit livre, de ceux qui parlent facilement à tout le monde et qui touchent en plein cœur. Surtout, il passe un message important et assez simple finalement : face au pire, tout ce qu’il reste à un homme, c’est vivre.

         Ce premier roman qu'Olivier Martinelli n'a pas décidé d'écrire, pour reprendre ses mots, a la force de supplanter la maladie. Il n'y a aucune illusion, la vérité est regardée en face et affrontée, il y a les bas, mais les hauts reviennent toujours au galop avec une énergie débordante.

          L'Homme de miel est un livre qui fait du bien, un livre utile, un livre super-héros.


24 août 2017 | 13 × 19 cm | 160 pages
19,00 € | 978-2-36626-122-6


À propos de l'auteur


Ils en parlent

Nouvelle Librairie Sétoise (Sète), Sophie Garaoya
« Le dernier roman d'Olivier Martinelli parle de maladie, de sa maladie, mais ça parle surtout de la vie, de la peur qu'elle s'arrête trop vite et de ce que peut la littérature, de ce qu'elle offre à celui qui écrit, à celui qui lit ; Olivier Martinelli dresse un pont entre l'extrême solitude du malade et le reste du monde et nous invite à danser dessus ! C'est beau, c'est parfois très drôle, émouvant, plein d'inventions ; je lu l'homme de miel en apesanteur, suspendue par ses mots au-dessus du vide... magique ! »

Librairie L'Acropole (Nice), Aurélie Barlet
« Une vraie claque, une lecture qui prend aux tripes, chamboule complètement. Cette plume à la poésie bouleversante permet à l'auteur de nous placer sur le fil entre douleur et humour, quotidien et philosophie. Une maîtrise des mots qui nous fait prendre conscience de tenir entre les mains un texte précieux, à placer délicatement dans notre bibliothèque au milieu des livres qu'on préfère.
Pour moi qui suis non seulement amoureuse de la littérature mais des livres, j'en profite pour attirer votre attention sur la remarquable qualité de l'objet en lui-même : un papier qu'on a envie de caresser pendant des heures, une maquette magnifique. On sent que chaque petit détail a été choisi avec soin, le travail de l'éditeur et de l'imprimeur est sublime. »

Librairie À livre ouvert (Wissembourg), Willy Hahn
« Je viens de finir L'Homme de miel. Bouleversé par la force (dans la simplicité) de ce texte. Bravo. Dans le fatras indigeste des publications il y a de temps en temps une pépite. Merci pour celle-là. »

Librairie Bookstore (Biarritz), Aurélia Barrera
« Cet homme de miel, cet homme qui se découvre malade, se découvre aussi bien vivant, et nous ouvre son monde et son humour, se bat en nous donnant de l'espoir, vit tout simplement, parce que c'est ça qui est important. Ce n'est pas un livre fait pour faire pleurer nos yeux, c'est un livre fait pour les ouvrir au monde ! »

Librairie Decitre (Chambéry), Marie-Pierre Dou
« Il y a des rendez-vous littéraires, des auteurs dont on scrute, guette le travail. Que l'on attend. Et puis il y a des découvertes. Un livre s'offre à vous : vous ne connaissiez ni l'auteur, à peine l'éditeur avant FB. On échange un peu par hasard, chaleureusement. Votre enthousiasme n'est alors motivé que par la joie de cette double rencontre. À ce moment-là, personne ne sait encore si on fera la route ensemble. 
Il faut lire, avant de s'engager ! Alors c'est ce que j'ai fait. J'ai lu et relu ces chroniques qui témoignent d'une année dans une vie, celle d'Olivier. Relu parce-que j'avais besoin de me pénétrer de cette écriture, d'en saisir toutes les subtilités, la finesse, la gravité, les jeux de mots. Pas une fausse note. (Et Dieu sait que ceux qui me connaissent savent mon degré d'exigence : je ne plaisante pas avec l'écriture !). C'est pourquoi je suis heureuse aujourd'hui : je découvre un auteur. Un qui ne fait pas semblant si vous voyez ce que je veux dire... Je lirai le reste de son travail, c'est dit.
Au fait : Merci les garçons, Olivier Martinelli et Christophe Lucquin, je pense que notre route ensemble sera longue... »

FNAC (Grenoble), Sandrine Dantard
Coup de coeur

« Poignant, bouleversant et positif !!!!!!!!!!!!!! Dans ce roman l'auteur nous livre son combat contre le cancer le myélome qu'il rebaptise miel homme car c'est plus doux et plus poétique. Ce livre est poignant car il traite de la maladie et comment préserver ses enfants quand on est atteint par ce mal. Mais il est aussi et surtout positif, plein de vie et d'espoir. »

Librairie Le Hall du livre (Nancy), Myriam Robert
« Refermer le livre d'Olivier Martinelli et se dire que la vie est
belle. »

Librairie Sauramps (Montpellier), Katia Panier
« Émue souvent aux larmes par ce récit, par cette bataille... 
Je n'ai jamais pu lire un livre qui parle de maladie , je fuis littéralement ce genre de lecture. Olivier Martinelli nous offre un livre sur la vie, sur la famille, sur l'amour, sur ce cancer qui aurait pu grignoter petit à petit sa volonté d'exister. Il a mis des mots sur ses peurs, ses doutes, ses évidences. Il a mis des mots encore et encore, coûte que coûte, comme une urgence et il nous offre un morceau de sa vie. Brut. À nu. Beau. »

Cultura (Chambray-lès-Tours), David Goulois
« Un sujet délicat abordé avec beaucoup de tact, d'intelligence, de poésie et d'humour. Le narrateur apprend qu'il est atteint d'une terrible maladie et qu'il va devoir intégrer un protocole de chimiothérapie ; le football avec les copains il va falloir le mettre un peu de coté. Qu'à cela ne tienne, le narrateur va nous décrire son quotidien fait d'amélioration, de rechute, de rencontres avec le personnel hospitalier, de prises de distance avec la situation pour même faire un jeu de mot, le titre éponyme du livre. Une tranche de vie, une expérience sombre certes mais décrite de manière savoureuse et intelligente. »

Librairie Le Dormeur du Val (Chauny), Aline Marelli
« À lire absolument. Dans la découverte de sa maladie, Olivier nous livre un hymne à la vie, un texte pur, ce récit est une leçon de vie tout simplement, longue vie à L'Homme de miel... »

Librairie L'Éclectique (La Varenne Saint-Hilaire), Graziella Wierzba
« Un livre tendre, pudique, lumineux ! Cet "homme de miel", terrifiante expérience du cancer, est un véritable partage d'émotions positives. »

Médiathèque de Messimy, Karine Cnudde
Coup de cœur de la rentrée
« Je viens de me laisser happer littéralement par *L'Homme de miel* de Olivier Martinellii (à paraître le 24 août chez Christophe Lucquin) Voici un texte toujours très juste, terrible et beau à la fois qui ne tombe jamais dans le piège du pathos et qui, sous une écriture tout en simplicité (seulement en apparence), fait surgir en fait toute la complexité de la retenue et, dans le même temps, du lâcher prise face à la maladie. C'est un récit qui, parce que son auteur a compris que la mort pouvait pointer le bout de sa faulx au détour de n'importe quelle lecture d'analyse de sang ou de résultats de biopsie, est empreint d'une immense vitalité. Une vitalité qui transparaît dans la construction du texte, rythmé par des chapitres courts comme des battements de cœur qui sont autant de déclarations d'amour à la vie, aux siens et aux petits rien qui font le quotidien. Une grande leçon d'humilité. »

Librairie Brouillon de Culture (Caen), Martin Knosp
« Un récit frappant par la sincérité de ton de l'auteur qui refuse pour autant tout pathos larmoyant. On y découvre une trajectoire de vie qui vous englobe et ne vous lâche pas jusqu'à la fin du livre. Il émane une force en même temps qu'une grande simplicité dans l'écriture et ce malgré le sujet douloureux qu'est la maladie d'un homme. Ce texte ouvre un abîme de réflexions en chacun de nous ; je pensais y être indifférent, j'en ai été ému. C'est une réussite totale, Olivier Martinelli éclaire d'un regard singulier un sujet où l'on pensait avoir tout lu. »

Librairie du Théâtre (Bourg-en-Bresse), Lydie Zannini
« Terminé l'homme de miel.
Livre qui se digère doucement mais qui marque profondément.
Superbe, vrai, pas de mots en trop. Qui transpire l'amour de la vie
De la famille. De l'humain dans ce qu'il a de meilleur, de l'essentiel et du détail. 
Bref, bonheur de lecture, sourire, empathie avec l'auteur,
Merci à Olivier pour son écriture et sa leçon d'humilité même si c'est pas ce qu il a voulu nous transmettre. Chapeau bas. »

Librairie la Maison des Feuilles (Nérac), Cécile Quinard
« C'est un si petit livre. Blanc, qui pourrait passer inaperçu. Au titre, on pourrait songer à quelque chose de doux et sucré.
D'une grande finesse et surtout sans pathos, c'est un regard sur la vie plein d'énergie et d'humour. 
Ce texte remue. Percute. Faire passer autant de sensations différentes révèle un grand talent d'écriture. »

Librairie la Carline (Forcarlquier), Aurélie Lucchi
« En quelques mots, me voilà embarquée sur les pas de l'Homme de miel, au cours de cette année qui a changé sa vie. Un année en hôpital, en soins, une année de doutes et de tout ce que l'on imagine pas... A ne jamais se plaindre, supporter l'insupportable. Pour lui, et pour les siens. Olivier Martinelli écrit avec toute la tendresse dont on l'imagine entouré et qui frôle parfois le murmure, la caresse au creux de la main. D'une écriture très juste, il va droit au cœur, émeut, fait rire, pleurer, sourire et réfléchir. Tout en même temps.

Un mot aussi sur l'autre beauté de cet ouvrage, votre très discret et remarquable travail d'édition. Qui présente ce texte dans un écrin blanc, léger, aux rares et douces notes bleutées et dont on tourne les pages avec un immense plaisir. Pour ne pas prendre le pas sur la beauté de ce texte, mais le magnifier malgré tout. C'est sobre, classe, gracieux. Un bel hommage à ce texte qu'on peine à lâcher une fois embarqué.
Merci Christophe !

"Malgré mes pauvres ventes et le mal qui grignotait le miel de mes os, j'étais convaincu que l’œil du destin était posé sur moi, que j'avais encore de grandes choses à accomplir, de belles émotions à écrire." Voilà qui est fait ! »

Librairie Charybde (Paris), Hugues Robert
« En 135 pages, postface incluse, voici donc un fort étonnant vrai-faux manuel stoïcien, qui réussit la prouesse de mêler la joie évidente du ballon mis au fond des filets lors d’un match entre amis à celle de la publication, d’associer la perspective littéraire à long terme, sereinement envisagée, et la médicalisation démystifiée autant qu’il est possible, pour un grand bonheur qui n’a rien de posthume et pour un hommage fort peu conventionnel à la vie et à ses paradoxes. » [lire la suite]

 

 

Extraits

 L'HOMME DE MIEL

 « Mon cancer a un drôle de nom. Il évoque en moi quelque chose de goûteux et sucré. Il s’écrit myélome, mais moi je pense « miel-homme ». Je pense à mes os qui ont perdu de leur rigidité, à mes os tendres, à la pulpe à l’intérieur qui les ramollit, les fragilise. Cette pulpe qui est comme du miel.
    J’ai de la chance, finalement. Si j’avais eu le choix, entre tous les cancers, c’est celui-ci que j’aurais choisi. J’aime bien la façon dont il sonne quand je prononce son nom à voix haute.
  Mon cancer s’écrit myélome et je ne peux m’empêcher de penser « miel-homme ». Il me paraît plus doux, du coup, moins agressif. Grâce à lui, je me sens comme un héros Marvel. Je suis l’Homme de miel. »

CONCOURS DE CICATRICES

     « 26 cm de cicatrice courent sur ma peau. 3 cm au niveau du coude, résultats d'une ancienne fracture, 8 cm sur le cou, une marque discrète, parallèle à la carotide et 15 cm sur la nuque, des lignes ciselées par le Docteur Debarge pour me débarrasser de la tumeur et y placer son métal précieux à la place. Je suis un guerrier, un super-héros. Je suis Batman, Superman, Terminator et Robocop. Parfois je roule des mécaniques, je frime un peu, intérieurement.
     Et puis je pense à ma cousine Sophie. Son dos a été recousu sur 25 cm. Elle a une cicatrice de 30 cm sur le cuir chevelu qui va d'une oreille à l'autre comme un diadème. Celle qui court de son nombril à sa hanche approche les 20 cm.
     Lorsque je l'ai défiée au concours des cicatrices, elle a même failli oublier de me signaler les 3 cm qui parcourent son poignet droit. Elle trouvait ce petit serpent si ridicule à côté des autres. Elle me les aurait bien donnés, ces 3 cm. Je les aurais bien récupérés. Mais ça n'aurait pas changé grand-chose à l'histoire. Une marque de 5 cm balafre son ventre. Celle qui longe l'extérieur de son sein droit mesure 10 cm.
     Si je fais la somme, j'obtiens un total de 93 cm.
     Ma cousine, c'est Batman. Moi, tout au plus, je suis Robin. »