Max Monnehay

Max Monnehay est née à Beauvais en 1980. Virée d’hypokhâgne en 1999. A fait le tour de l’Amérique du Sud avec un sac à dos Kechua. A épluché des patates dans le sud de l’Irlande, a fait la promotion d’alcools ringards dans les discothèques de la Riviera, a distribué des paquets de célèbres pastilles rafraichissantes fortement mentholées habillée en écolière. A dit à plein de vieilles dames à l’épiderme calciné que non, trois séances par semaine ne provoquent pas le cancer de la peau. Est athée à tout va. Mais a quand même un dieu : John Fante. Écrit des livres et des scénarii. Corpus Christine (Albin-Michel, 2006). Prix du premier roman. Géographie de la bêtise (Le Seuil, 2012).

Entretien

C’est quoi l’amour pour toi ?
Un truc pas mal contre les pulsions suicidaires.

Que penses-tu de la mort ?
J’espère qu’elle parle moins de moi que je ne parle d’elle.

Qu’aimes-tu faire dans la vie ?
Voir 3 ou 4 films d’affilée au ciné, boire avec des copains, trainer au jardin des plantes. Passer du temps à ne rien foutre avec ma sœur.

Raconte-nous un jour dans la vie de Max Monnehay.
Je suis une insomniaque qui a besoin de beaucoup de sommeil, alors je me lève souvent tard, mes nuits sont chaotiques. J’écris de midi à 19h, sur mes romans quand je suis en forme, sur des scénarii et d’autres projets le reste du temps. Et le soir je vais au Mansart, à côté de chez moi, ou des potes viennent à la maison.

Qu’est-ce que tu aimes le plus faire dans la vie ?
Rire de choses abominables.

Si tu pouvais repartir à zéro, que changerais-tu ?
Vachement de trucs. Je serais musicienne, je pense.

Tu crois en l’Homme ?
Un jour sur deux.

Qu’est-ce qui te motive ?
Je cherche encore.

Ressens-tu l’ennui ?
Souvent.

L’écrivain a-t-il le droit d’écrire ce qu’il veut ?
Il en a l’obligation.

L’écriture, une thérapie ?
Pas pour moi. Enfin, c’est ce que mon psy a l’air de penser.

La citation qui te plaît le plus ?
Si la merde valait de l’or, le cul des pauvres ne leur appartiendrait plus. Henri Miller.

Plutôt radicale ou modérée ?
La modération n’est pas mon fort. Alors radicale par nature.

Te sens-tu parfois malhonnête ?
J’essaye de l’être le moins souvent, avec les gens qui comptent. Avec les autres aussi, finalement, puisque je me fous de ce qu’ils peuvent penser.