Michaël Uras

Michaël Uras est né en 1977. Son père a fui la Sardaigne et sa misère pour s’installer en France. Il est très influencé par ses origines méditerranéennes. Il a grandi en Saône-et-Loire avant de suivre ses parents en Franche-Comté. Il a débuté des études de Lettres modernes à Besançon, et les a terminées à la Sorbonne.
Aujourd’hui, Michaël est professeur de lettres modernes près de Montbéliard.
Depuis toujours, il est passionné par la littérature et l’art en général. Chercher Proust, son premier roman a paru en 2012, la version poche a paru au Livre de poche en 2014. La même année, le roman sort en Italie sous le titre Io e Proust. Son deuxième roman Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse a paru en 2014, la version poche sortira en avril 2017.

Entretien

Pourquoi Christophe Lucquin Éditeur ?
Parce que cette maison sait entendre de nouvelles voix.

Pourquoi écris-tu ?
Parce que je m’ennuie souvent et que de nombreuses histoires peuplent mon cerveau. Et puis je ne sais pas peindre alors il fallait bien trouver un moyen d’expression !

D’où t’est venue l’idée d’écrire ce roman ? Proust et toi : parle-moi de votre relation ?
J’ai découvert Proust au lycée. Depuis, nous passons souvent du temps ensemble. J’ai lu, à son sujet, des essais compliqués, obscurs alors, un jour j’ai décidé de le montrer sous un jour plutôt drôle et léger. Proust était un homme plein d’humour.

Que penses-tu de notre pays aujourd’hui ?
Notre pays s’enlise. La question est de savoir à présent si une solution existe. Kierkegaard et Schopenhauer devraient être enseignés dès l’école primaire.

Est-on responsable de soi-même ? Faut-il compter sur les autres ?
Je suis responsable de moi… de temps en temps.

Qu’aimes-tu faire en général ?
Lire, jouer au basket-ball et par-dessus tout ne rien faire.

Raconte-nous un jour dans ta vie ?
De 8 heures à 17 heures sur mon lieu de travail, la vraie vie commence après.

Qu’aimes-tu le plus au monde ?
Ma fille. Ma femme.

Qu’est-ce qui te fait le plus peur ?
Ne pas les retrouver après 17 heures.

As-tu des secrets ? Pourrais-tu en partager un avec nous ?
Oui, j’ai un secret, mais puisque c’est un secret…

As-tu des projets de roman ?
Oui. J’ai des projets, j’ai écrit d’autres textes, détruit la moitié, transformé l’autre. Je ne sais pas si cela fera un jour « un roman ».

Qu’aimerais-tu faire ?
Partir vivre sur l’île où mon père est né.

Qu’est ce que tu aurais aimé être ?
Un bandit sarde au début du vingtième siècle. J’aurais terrorisé des villageois, volé des brebis et du pain pour finir mangé par les cochons dans le maquis.

C’est quoi la mort pour toi ?
Rien… Tant que je n’y suis pas confronté.
Rien au jour de ma mort puisque je ne serai plus… rien.

Te fait-elle peur ?
Quelqu’un a écrit un jour « La vie sans nous est chose possible », alors je me suis résigné.

Et pour toi, l’amour, c’est quoi ?
Je ne sais pas vraiment, d’où l’intérêt de le chercher sans cesse.