Olivier Martinelli

Olivier Martinelli est né en 1967. Il vit à Sète. Auteur de cinq romans et de nombreuses nouvelles publiées dans des recueils collectifs (Buchet Chastel, Éditions Antidata, etc), il a obtenu le Prix des Lecteurs de Deauville en 2012 pour La Nuit ne dure pas, publié par les éditions 13e Note, et le Prix de la ZEC en 2016 pour L'Ombre des années sereines paru chez Zinc Éditions. Il a aussi publié Quelqu'un à tuer à La Manufacture de Livres en 2015.

Entretien

Comment as-tu connu la maison ?
Grâce à Édith Noublanche qui a corrigé mon roman précédent pour la Manufacture de Livres et qui corrige aussi pour Christophe Lucquin. Et puis j'ai été aspiré par les couvertures blanches et bleues, des habits sobres et élégants, parfaits pour L'Homme de miel.

C’est quoi l’amour pour toi ?
C'est mon bouclier. Mon enfance en a tellement reçu. J'en reçois encore tellement aujourd'hui, qu'il me rend indestructible.

Que penses-tu de la mort ?
J'ai la même opinion que Woody Allen à ce sujet. Je suis absolument contre.

Qu’est-ce que tu aimes le plus faire dans la vie ?
Écrire, boire du vin avec mon épouse, écrire, marquer des buts, écrire, regarder ma fille danser, écrire, regarder mon fils jouer au volley, écrire, assister à des concerts de rock, écrire.

Ce que tu aimes le plus dans la vie ?
Ma famille, Antoine Bardani, le rock et les Migas.

Si tu pouvais tout recommencer, que changerais-tu ?
Je ferai guitariste des Jesus and Mary Chain.

Crois-tu en l'homme ?
Pas tellement. J'écris sans doute pour essayer d'y croire.

Qu'est-ce qui t'effraie le plus ?
Perdre mes enfants.

Que penses-tu de la France ?
Je la déteste souvent. Mais si quelqu'un l'attaque, je suis le premier à la défendre.

L'écrivain peut-il écrire tout ce qu'il veut ?
Il le doit.

L'écriture, une thérapie ?
Un bonheur. Donc oui, une thérapie.

Que dirais-tu au lecteur ?
Qu'il doit acheter ce livre. Mes droits d'auteur en dépendent. Et je viens de repérer une magnifique villa sur la colline de Sète avec vue sur la mer Méditerranée.

Plutôt radical ou modéré ?
Modéré. Mais ma modération passe souvent pour radicale aux yeux de certains.

Te sens-tu parfois malhonnête ?
Jamais quand j'écris.

Comment est né L'Homme de miel ?
Par accident, dans la salle d'attente de mon hématologue. C'est le premier roman que je n'ai pas décidé d'écrire.

Trois livres ?
Rêves de Bunker Hill de John Fante, L'attrape-coeurs de J.D.S Salinger, Vous aurez de mes nouvelles de Jean-Paul Dubois.

Sentir avant d'interpréter ?
Sentir avant d'émouvoir.