Raymond Penblanc

Raymond Penblanc a revisité Les Trois Mousquetaires dans sa dixième année, plagié Chateaubriand dans sa quinzième, pillé Rimbaud dans sa seizième, avant de voler de ses propres ailes. En témoignent des poèmes chez Guy Chambelland et dans la revue Contrordre, trois romans aux Presses de la Renaissance, des nouvelles dans une vingtaine de revues. Après deux récits aux éditions Lunatique (collection 36e Deux Sous, 2014), Phénix est son quatrième roman.

Entretien

Comment as-tu connu les éditions Christophe Lucquin ?
Sur Internet, au détour de mes chemins virtuels. Il se trouve que je retravaillais Phénix. Plus qu’une coïncidence, j’y ai vu un signe : l’annonce d’une rencontre.

C’est quoi l’amour pour toi ?
Ce qui empêche de tomber. Car on ne tombe pas amoureux. On est soulevé, porté. On court, on vole.

Que penses-tu de la mort ?
Elle m’effraie autant qu’ellem’attire. « La mort est quelque chose qui nous arrive chaque jour. » (Paul Auster.)

Qu’aimes-tu faire dans la vie ?
Vivre. Et comme vivre c’est déjà écrire …

Si tu pouvais repartir à zéro, que ferais-tu, que changerais-tu ?
Je renaîtrais bien sûr. Que faire de mieux ?

Tu crois en l’Homme ?
 « Tour à tour coteau luxuriant, roc désolé, léger abri, tel est l’homme, le bel homme déconcertant ». René Char.

Qu’est-ce qui te fait le plus peur ?
L’infini.  

Qu’est-ce qui te motive ?
Le jour qui se lève.

Comment en es-tu arrivé à écrirePhénix ?
Comme ça, très simplement, parce que je continue à privilégier l’enfance, d’où je ne suis jamais vraiment sorti.

Quelque chose que tu dirais au lecteur ?
J’ai trop peur du lecteur pour lui dire quelque chose.

L’écrivain a-t-il le droit d’écrire ce qu’il veut ?
Certainement, si c’est sa vérité.

L’écriture est-elle une thérapie ?
Non. D’ailleurs je ne suis toujours pas guéri.

Plutôt radical ou modéré ?
Radical, mais avec modération.

Quelle citation te plaît le plus ?
« Dans mon pays on ne questionne pas un homme ému. » (Encore René Char.)

Sentir avant d’interpréter ?
L’émotion d’abord. A condition de lui donner une forme.