Rémi Giordano

Rémi Giordano est né en 1985 d’une mère française et d’un père napolitain, Rémi Giordano est « d’un pays, d’un horizon, d’une frontière qui sonne guerre, qui sonne éternel hiver » : la Lorraine. Après deux ans d’études à Nantes, ses tribulations l’ont conduit dans la capitale. Féru de cinéma et de littérature, il a exercé plusieurs postes dans le domaine de la création audiovisuelle en gardant comme fer de lance l’écriture. En 2009, il publie son premier roman aux Éditions du Cygne Fleur Sauvage. Ses influences vont de Dostoïevski à Britney Spears en passant par Joyce Carol Oates et Henry James. L’adolescence qu’il a vécue en tant que spectateur inspire la plupart de ses travaux d’écriture depuis qu’il a 20 ans. L’été à Lulaby en est une variation.

Entretien

C’est quoi l’amour pour toi ?
L’amour, « c’est à la fois une joie et une souffrance ». L’amour c’est un pot de glace Ben & Jerry’s saveur Cookie Dough. L’amour c’est le sourire de ma mère. L’amour c’est à (ré)inventer. Mais c’est ça aussi.

Que penses-tu de la mort ?
J’essaie de ne pas y penser surtout.

Qu’aimes-tu faire dans la vie ?
Ce que j’aime vraiment le plus au monde, c’est m’enfermer dans une salle obscure pour regarder un film. J’aime beaucoup l’idée d’être à la fois dans une forme de promiscuité tout en profitant d’un plaisir tout à fait solitaire.

Raconte-nous un jour dans la vie de Rémi Giordano.
C’est à la fois être Bip Bip et Coyote.

Si tu pouvais repartir à zéro, que changerais-tu ?
RIEN.

Tu crois en l’Homme ?
Je crois en l’Humanité, l’Homme un peu moins. A la rigueur la Femme.

Qu’est-ce qui te motive ?
Le premier café du matin.

Ressens-tu l’ennui ?
Jamais ou alors un ennui langoureux, agréable.

L’écrivain a-t-il le droit d’écrire ce qu’il veut ?
Personnellement, j’essaie d’écrire ce que je peux.

L’écriture, une thérapie ?
Entre autres.

La citation qui te plaît le plus ?
« That woman deserves her revenge and we deserve to die. » (Kill Bill, Vol. 2)

Plutôt radical ou modéré ?
Extrême.

Te sens-tu parfois malhonnête ?
Tout le temps.

Sentir avant d’interpréter ?
Sentir, ressentir, digérer, se reculer et interpréter, oui.