Shaun Levin

Shaun Levin est né en Afrique du Sud. Il a passé de nombreuses années en Israël et vit aujourd’hui à Londres. Dans son œuvre, il aborde les thèmes de l’immigration et des expériences traumatiques ainsi que la question de l’identité, en particulier à travers la sexualité. S’il publie depuis le début des années 1990, son premier roman, Seven Sweet Things, est paru en 2003. Il a été suivi de plusieurs livres, récits et essais. Depuis quelques années, il écrit sur la vie de trois artistes britanniques du xxe siècle : Mark Gertler, David Bomberg et Isaac Rosenberg.

Un voyage à Arras : Vie et Mort d’Isaac Rosenberg est son premier livre publié en France.

Entretien

Comment as-tu connu la maison ?
J’en ai entendu parler par Etienne Gomez, le traducteur. En fait c’est lui qui a fait le plus dur.

C’est quoi l’amour pour toi ?
Avant tout des tourments. Et un lien intime, dévorant, avec une espèce d’instinct primaire. Sans l’écriture, je ne suis pas sûr que je saurais quoi en faire.

Que penses-tu de la mort ?
C’est compliqué. Je la vois tantôt comme un soulagement, tantôt comme un obstacle dans mes projets de lecture et d’écriture.

Qu’est-ce que tu aimes faire dans la vie ?
Être sur mon vélo. Le yoga. La boxe.

Ce que tu aimes le plus dans la vie ?
La mer.

Si tu pouvais recommencer tout depuis le début, que ferais-tu ?
Bête de scène. Universitaire. Ermite. (En d’autres termes, écrivain.)

Crois-tu en l’homme ?
Pas particulièrement.

Qu’est-ce qui te fait le plus peur ?
Être incapable de m’y retrouver tout seul.

Que penses-tu de la France ?
J’aime y aller, j’aime les auteurs français et je finis souvent par baiser quand j’y suis. Tout ça fait que j’aime plutôt bien la France.

L’écrivain peut-il écrire tout ce qu’il veut ?
Le défi, c’est de trouver ce dont il s’agit.

L’écriture, une thérapie ?
Oui.

Quelque chose que tu dirais au lecteur ?
Que ça ait l’air d’une autobiographie ne veut pas dire que ce soit autobiographique.

Plutôt radical ou modéré ?
Radical. Garder le sens de la modération, ce n’est pas évident.

Te sens-tu parfois malhonnête ?
Pas très souvent.

Sentir avant d’interpréter ?
Sentir.